theatre

L’homme qui plantait des arbres

Jean Giono, avec Thomas Fuhrer, Zurich, Bâle, Winterthour

 

Thomas Fuhrer est léger et expressif; conserve l’étonnement et le plaisir, il est terrestre et pourtant urbain, et tout autre chose serait mensonge. Il est pénétrant et arrive pourtant à jouer. Le metteur en scène Pierre Massaux, à réussi ce qu’il y avait de plus intelligent; il laissa l’acteur aller sans obstacles vers le but.

Reinhardt Stumm, Bâle

Eros, Gott et Auschwitz

Etty Hillesum, avec Nathalie Hubler, Winterthour, St.Gall. Spectacle présenté avec récital de piano: Beethoven/Liszt: Neuvième Symphonie, soliste: Konstantin Scherbakov.

 

Dans sa version, Pierre Massaux cristalise principalement les pensées religieuses de la jeune femme. Les choix de textes ne laissent apparaître que brièvement les séquences passionnées de la personnalité d’Etty. L’ambiance sacrée est soulignée par la lettre aux Corinthiens sur l’amour illimité ainsi que du portrait de Mathieu et de l’Ange de Rembrandt.

St. Galler Tagblatt, 26.05.06

 

La légère ressemblance de l’actrice et d’Etty Hillesum est étonnante. Nathalie Hubler dispose d’un sentiment prononcé du language, d’une concentration impressionante et une forte présencequi emplit l’espace scénique. Elle réussit à conduire les réponses, les préssentiments qui touchent au sens de la vie et de la souffrance, dans le coeur des spectateurs.

Tagblatt, 17.11.2006

Shoah

adaptation scénique du livre de Claude Lanzmann – Première mondiale en langue allemande: St.-Gall, Bâle et Zurich, avec Nathalie Hubler et Otto Edelmann


„Dans l’interprétation précise d’Otto Edelmann sur les témoignages des survivants des camps de la mort, l’indicible devint compréhensible. Il n’y eut point d’applaudissements. Seulement le silence. C’était juste- ainsi la pièce ne s’est point achevée.“

Basler Zeitung

 

„la mise en scène de Pierre Massaux est celle de la subtilité, du silence, parcimonieuse.
Elle contourne d’un grand arc le pathos du tragique. Personne n’applaudit. Ce silence est pourtant le plus fort applaudissement qui puisse être offert pour une telle pièce.“

Basellandschaftliche Zeitung



Le Symposium

Le Symposium – (Les ordinateurs sont-ils les hommes meilleurs?) Bâle, St. Gall, Herisau.
En présence de Joseph Weizenbaum, de réputation mondiale en matière d‘informatique

Quoi? Les machines seraient elles meilleures?
„Malgré la matière sèche de chips(puces) et processeurs, les vagues des dialogues montèrent fort haut.Il y en allait de l’existence même des acteurs.“

Basler Zeitung

 

Les ordinateurs sont–ils de meilleurs hommes?
„ Deux hommes se livrent à un combat d’escrime – au moyen de mots. L’un combat pour plus d’humanité dans un monde de machines, l’autremet l’accent sur les bienfaits de la technique. Le metteur en scène Pierre Massaux, a adapté ce dialogue qui eut lieu il y a quelques années, en une pièce captivante“

Basellandschaftliche Zeitung

Adieu aux Vivants - Confidences et pensées d’un condamné à mort

Fernand Rahier, avec Alain Carré - Genève et Anvers

Message d’une haute portée morale.
On ne sort pas indemme d’un spectacle comme „l’Adieu aux vivants“. Adapté sobrement à la scène par Pierre Massaux, cet „Adieu aux vivants“ est servi avec rigueur et pudeur par ce merveilleux passeur de mots qu’est Alain Carré. La démarche est respectueuse et concluante. Non, Fernand Rahier, pour les spectateurs qui ont entendu votre appel en cette fin de siècle, qui en sont ressortis plus riches et plus humains, ainsi que pour tous ceux auxquels ils comptent certainement en parler avec émotion, votre mort n’aura pas été inutile.

Michel N’Diay, La Semaine d’Anvers

Le Soleil de Vincent

Gérard Rouzier, Olivier Roy. Cette pièce fut jouée durant quatre mois au Théatre du Lucernaire à Paris et dans l’église d’Auvers sur Oise.

 

La foi deux fois. Deux acteurs inspirés par ces textes vibrants, se livrent à des monologues croisés dont le tissage compose la musique de la spiritualité. N’est-il pas vrai qu’entendre parler de l’âme et de la foi au théâtre est devenu rarissime, et par là précieux? Belle leçon de ferveur et de gravité pour nos temps de frivole indifférence.

Pierre David, Réforme, 7 juin 2000

 

„On ne peut parler ici ni d’une rencontre, ni d’une discussion. Il s’agit plutôt de deux monologues dont les différents passages s’intercalent, le soleil devenant le point de fusion de ces réflexions.

Il émane de ce spectacle, pas toujours facile mais ô combien beau, une richesse de coeur et d’esprit particulièrement nourrissante. Le spectateur en ressort avec une impression d’intelligence et quantité de questions propres à alimenter son cheminement personnel. Un très beau moment à programmer.

Paris Boum, Boum! 15.5.2000